La vie d’artiste

Dans le monde de l’art, il est très difficile de trouver son style et de se faire une place. D’ailleurs, comment le sait-on quand on a trouvé son style ? Pour ma part, dans la pratique de mon art : la peinture artistique, après dix sept ans d’immersion, je ne sais toujours pas ou j’en suis.

Ma réalité

Répondre à la question suivante : quelle est votre démarche artistique, me semble être une vraie casse-tête et j’aurai tendance à faire comme un enfant de six ans et répondre avec culot : eeuuuh c’est la réalité… de mon point de vue !

Est-ce un style la réalité ? N’appelle t-on pas ça le « réalisme » ? bon bref je ne m’éterniserai pas sur le sujet, sachant que la réalité est interprétée différement d’une personne à l’autre ; c’est exactement pareil que pour le « téléphone arabe », l’expression pure du départ est toute déformée à l’arrivée.

Certes reproduire à l’identique ce que l’on entend ou ce que l’on voit dans le cas de la peinture, ne présenterait aucun intérêt pour la personne qui regarde, car elle a besoin de se creuser la cervelle pour essayer de comprendre ce que l’artiste a voulu exprimer à travers son art.

ça pulse surmoi
ça pulse surmoi

Ils doivent bien sourire dans leurs tombes nos peintres du passé devant les interprétations suscitées par les oeuvres qu’ils nous ont laissé en héritage, car qui peut dire si le peintre avait une idée de départ ou bien s’agit-il tout simplement d’une perception de la réalité déformée par son psychisme. On le sait, le peintre « peint ce qu’il est » et ce qu’il sait tout au fond de lui ; il distribue les cartes en espérant que d’autres sauront les lire.

Divers courants ont été créés dans l’histoire par des artistes qui avaient une même vision du monde, très morcelée à la manière de Georges Braque et Pablo Picasso dans le Cubisme, ou très déformée à la manière d’ Egon Schiele  » L’étreinte » dans l’Expressionnisme.

Tout comme l’être humain évolue toute sa vie durant, son style évolue avec lui, sauf s’il s’enferme dans un fonctionnement et a atteint le point de non-retour. Je n’ai pas de style bien défini, mais j’exprime mes émotions, mon ressenti au moment présent sans réminiscences et sans fixations, comme un abcès que l’on perçe afin d’ évacuer sa matière purulente en vue d’une guérison parfois, ou juste l’expression d’une joie de vivre à partager d’autres fois.

Oiseau du paradis

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